Equipe Génétique et Evolution des Interactions

Membres

Les systèmes vivants sont constitués d’une multitude de niveaux d'organisation imbriqués, impliquant coopération et conflits. La coopération et la sélection de systèmes fonctionnant de manière coordonnée a permis des transitions évolutives dites “majeures”, vers de nouvelles échelles d'individualité, comme la cellule eucaryote. Néanmoins, la sélection naturelle continue à opérer à toutes les échelles, générant de possibles conflits évolutifs entre les différentes composantes de l’individu.

Nos recherches s’inscrivent dans cette perspective, et visent à mieux comprendre la nature et les implications évolutives des interactions entre les multiples composantes des organismes, du gène aux bactéries symbiotiques, en passant par les virus et les éléments transposables. Nous explorons également l’impact de ces interactions sur la dynamique de l’information génétique, à travers le transfert horizontal, ou sur l’innovation génétique et l’adaptation, à travers la domestication. Nos recherches, essentiellement expérimentales, mais également théoriques, sont mises en œuvre sur des modèles arthropodes, et relèvent principalement de la génétique et la génomique évolutive.

Ces interactions sont abordées dans l’équipe à différentes échelles :

  • Interactions entre loci au sein des génomes (intra-génomique) (CV, MF, MB), à travers la dynamique évolutive des éléments transposables, étudiée dans les populations naturelles de Drosophila melanogaster et D. simulans, ainsi que des espèces d’intérêt agronomique ou sociétal, telles que l’espèce envahissante D. suzukii ou le moustique tigre Aedes albopictus.
  • Interactions et co-évolution entre hôtes eucaryotes et symbiotes bactériens manipulant sa reproduction ou apportant des capacités métaboliques dont l’insecte hôte est dépourvu (LM, NK, FV, LZ). Nous analysons ces interactions chez des insectes hématophages (la punaise de lit, Cimex lectularius) et phytophages (l’aleurode Bemisia tabaci et la drosophile D. suzukii) par des approches combinant génétique, physiologie et métabolomique.
  • Interactions entre les organismes (simples ou composites) et leurs environnements biotiques ou abiotiques (NK, LZ, MB, LM, FV, JMD, JV, MF). Par exemple, l’impact immuno-régulateur des symbiotes bactériens et des éléments transposables est évalué dans des contextes d’infection par des virus pathogènes. Ces recherches reposent entre autres sur des expériences d’évolution expérimentale de populations de drosophiles et de transcriptomique. L’impact des insecticides ou de stress oxydants est également étudié sur différents modèles (drosophiles, parasitoïdes, punaise de lit).
  • Interactions entre organismes ou consortium d’organismes à l’échelle des communautés (JV, MB, SC), notamment chez des insectes parasitoïdes ayant domestiqué des gènes viraux, leur permettant de contourner les réponses immunitaires de leurs hôtes. Nous étudions la fréquence et les implications adaptatives de ces événements et, recherchons plus généralement les facteurs structurant les transferts horizontaux dans les communautés hôtes-parasitoïdes.

Publications

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